Dire au revoir.

J’ai du mal à dire au revoir aux gens. J’ai du mal et j’ai mal, même, parfois. J’y ai pensé toute la journée, aujourd’hui, en marchant seule après avoir laissé Nadine et Didier sur la route de Rocamadour. Il y a quelques jours, ça avait déjà été le tour de Denis et Bernard, à Estaing. Voilà donc presque 15 jours que je marche et déjà quelques « au revoir ».

Je sais dire au revoir et quitter des lieux, des situations ou circonstances, mais j’ai souvent plus de mal à quitter les gens avec lesquels il y a eu une forme de partage. Ceux qui ont partagé une semaine ou quinze jours de vacances. Ceux avec qui j’ai étudié ou travaillé. Et sur le Chemin de St-Jacques, c’est parfois ceux avec qui j’ai marché, un peu, beaucoup, ou ceux avec lesquels on a passé une soirée chaleureuse. Et ce sera même sans doute ceux avec qui je passerai une heure seulement, mais chacun aura traversé la vie de l’autre. Quelqu’un m’a dit un jour qu’on est fait des gens qu’on rencontre. Le Chemin aussi est fait des gens qu’on rencontre, et qu’on garde un peu avec soi, pour le reste de la route.

 

Hier a été une journée « surprise » : la pluie était annoncée (encore… Je reviendrai plus tard sur ce que c’est que de marcher sous la pluie toute une journée…) et on a finalement eu grand beau pour quitter l’Aveyron et fouler les chemins du Lot. Au fur et à mesure des kilomètres, on voit les paysages changer, les pierres passent du gris à l’ocre, la tuile remplace l’ardoise, les moutons prennent la place des Aubracs dans les prés, le Cahors remplace le Marcillac dans les verres : tout semble nous dire qu’on avance!

De l'Aveyron au Lot (25 km).

De l’Aveyron au Lot (25 km).

 

Et voilà la « recette du jour », celle qui permet de soigner une tendinite naissante.

L’astuce du chef : l’ingrédient le plus important, c’est le 3 bis, dit « ingrédient miracle »… Pas toujours fastoche à trouver (d’ailleurs, s’il est en 3 bis, c’est que je l’avais moi-même oublié…) mais indispensable.

La recette "tendinite".

La recette « anti-tendinite ».