La traversée des Causses.

3 ou 4 jours que je traverse les Causses, avec le sentiment d’être presqu’en Écosse en regardant le ciel gris. Les autochtones, eux-mêmes surpris de servir de la soupe en plein mois de mai, nous certifient que ce temps frais et pluvieux est inhabituel… Plus que la météo, ce qui m’a marqué jusque-là, dans la traversée des Causses, ce sont les cultures de chênes (pourquoi? Les truffes??? Vu les barbelés autour des parcelles, on se demande) et celles de cailloux… Oui, oui, des cailloux, genre calcaire. Il y en a des champs entiers, où rien ne pousse. Démonstration :

Les Causses.

Les Causses.

Le Chemin dans les forêts de chênes.

Le Chemin dans les forêts de chênes.

Les champs de pierres.

Les champs de pierres.

En bref, des chemins très agréables, une terre qu’on sent pauvre, des paysages pelés que j’affectionne et très peu d’habitations.

 

Mais ce que je retiens des Causses, c’est aussi les indications du Chemin vers Compostelle pour le moins confues (vous ne voyez peut-être pas bien, mais Cajarc est inscrit 2 fois, dans 2 directions différentes, avec 2 kilométrages différents, sur ce poteau qui porte l’indication GR 65 de tous les côtés… Concentration indispensable…).

Tous les chemins mènent à Varaire.

Tous les chemins mènent à Cajarc.

 

Les burons en pierres sèches qui servaient (ou servent encore) aux bergers :

Buron des Causses.

Buron des Causses.

 

Les chenilles vert fluo… Une éternité que je n’en avais pas vues autant. Elles sont pendues par un fil de soie depuis les branches des chênes et il n’est pas rare qu’on les collecte en passant… Dans les cheveux, la capuche, les manches….

Les chenilles des Causses

Les chenilles des Causses.

 

Et le mauvais goût de certains, pas propre aux Causses, j’en conviens…

La gouttière...

La gouttière à tête de grenouille…

 

 

Fait marquant des deux derniers jours : mon premier « monument champêtre » à la gloire de la coquille Saint-Jacques… Uniquement en coquilles Saint-Jacques, toutes colorées, et qui font « bling bling » avec le vent (j’avais bien dit « mauvais goût »). Tout le village de St-Jean-de-Laur a du s’y mettre.

Le sacre de la coquille Saint-Jacques.

Le sacre de la coquille Saint-Jacques.

Quand je suis arrivée sur ce « monument », je marchais avec un Jean-Claude qui dit « mais qu’est-ce que c’est que ça? » devant presque tout ce qu’il voit, et ensuite, il sort l’appareil photo pour immortaliser l’objet de son interrogation… C’était un peu surréaliste… Voire beaucoup…