Une journée en Aubrac.

Hier, je voulais déguster le plateau de l’Aubrac. Une étape dans les champs de jonquilles s’imposait!

Rieutort d'Aubrac

Rieutort d’Aubrac

Vous voyez les yourtes à droite de la photo? Ben je me suis arrêtée là, dans une yourte. Au programme : une nuit fraîche (-3 degrès dehors, environ 15 dans la yourte) réchauffée par un « sac à viande » en Thermolite, une couverture, une double couette, et des chaussons en laine ;-). Croyez-le ou non : j’ai dormi comme un bébé.

 

Départ à la fraîche, toujours, au petit matin. Ça donne ça, à 7h45 :

Un peu après Rieutort

Un peu après Rieutort

 

Puis ça, à 9h00 à Nasbinals :

Nasbinals - 9h20

Nasbinals à 9h00

Au passage : Rieutort – Nasbinals, c’est 7 km… Parcourus en 1h15… C’est le métier qui rentre ?

 

Vers 10h30-11h00, j’en suis là, quelque part sur le plateau :

Quelque part, dans la matinée...

Quelque part, dans la matinée…

Le chemin « un peu défoncé » au premier plan, plein d’ornières, c’est le Chemin de Saint-Jacques : idéal pour les entorses et les gamelles qui font mal avec un gros sac sur le dos… Non, je ne me suis gamélée, mais je chérie mes chaussures à tiges hautes qui ont protégé mes chevilles plus d’une fois!

 

Vers 13h, arrivée au bout du plateau, lieu dit « le bout de l’enfer »… C’est pas moi qui l’ai dit… Et on attaque la descente vers Saint-Chély d’Aubrac et son « pont des pèlerins » :

Saint-Chély d'Aubrac vers 15h00

Saint-Chély d’Aubrac vers 15h00

 

Plusieurs faits marquants de la journée : le 1er, c’est un paysage qui n’a rien à voir entre le matin sur le plateau, et la fin d’après-midi à Saint-Chély (les températures non plus, n’ont rien à voir…).

Le 2ème, très jacquaire : à Saint-Chély, on trouve la coquille stylisée de Saint-Jacques peinte en blanc sur le bitume, comme un signe de la circulation, et même sur les plaques d’égouts…

Plaques d'égouts - St Chély

 

Aujourd’hui, dans cette immensité, j’ai eu plus d’une fois une pensée émue en me remémorant cette soirée passée dans un buron sur ce même plateau, il y a quelques années. C’était en juin, et on se réchauffait à coup de verres de gentiane sur la terrasse, à croire que le vent est toujours froid dans ce pays. On avait enchaîné sur un vin rouge, de la truffade ET de l’aligot (c’était pas une soirée light…), tandis que certaines attisaient le feu au bouffadou. Et bien sûr, on avait ri, beaucoup. Je garde un souvenir impérissable de ces moments, et du petit bout du Chemin parcouru ensemble cet après-midi là… 😉